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[Test] Divinity 2 : The Dragon Knight Saga

L'arbre de compétence est classique

L’introduction ouvre l’histoire du jeu, il faut avouer que l’on est d’ailleurs partagé dès à la vue de celle-ci, si les décors sont somptueux, les images de synthèse souffrent bien souvent d’un manque de finition et d’une certaine

rigidité ; cette scène met le ton, de grands blocs de pierres en lévitation, un grand méchant chauve, on sent poindre un univers grandement inspiré par les classiques, dragons, magie omniprésente, l’opposition du mal contre le bien… Mais si on s’attend tout de suite à monde médiéval-fantastique, on est rapidement pris à contre-pied par l’apparition d’un étrange engin, un zeppelin de guerre, rouge comme le sang, volant entre des parois escarpés dignes du Grand Canyon. Nous y voici, la création du personnage. C’est sommaire, il faut bien l’admettre. En effet, les visages ne sont pas inesthétiques mais il faut bien avouer que l’on manque terriblement de liberté ; me voici donc créant une jolie jeune femme aux grandes boucles noires, balafrée d’une griffure au visage.

Le visuel du personnage tient finalement beaucoup à l'équipement très soigné

Je débarque et une femme au caractère insupportable (à cet instant je prie pour que le scénario m’autorise à l’occire) dont les yeux sont aussi brillants que des ampoules 100W me dit d’aller parler aux habitants de ce village… On a vu plus original comme incitation que « profite de leur expérience », d’habitude on nous attribut au moins une quête bidon. Le reste s’enchaine rapidement, je vais voir une sorcière –de toute évidence schizophrène– devant une jolie cascade, elle me dit que je dois tout oublier, des années de formation, c’est normal. Un petit flash lumineux et mes yeux brillent ! Enfin un draconis ! Quand est-ce que je vais buter un dragon ? Hein ? Hein ?… et là… la déception. Il n’en reste qu’un ! Eh oui ! On s’attend à trucider du dragon à la pelle, mais non, oubliez tout de suite, nos amis de Larian Studio ont choisi un chemin plus noble.

Vous choisissez alors une compétence : ranger, guerrier ou mage. Notez néanmoins que le choix de début du jeu n’est pas du tout décisif et qu’il vous sera donné l’occasion de changer de voie rapidement. Le scénario est donc lancé, une alerte, le dernier chevalier dragon a été repéré, vous devez partir l’abattre.

I believe I can fly!

Rien que dans cette petite zone il doit bien y avoir 5 ou 6 quêtes

Vous voici lâché, totalement libre et force est de constaté qu’à ce niveau-là, c’est la total, libre à vous de poser vos pattes partout, avec vos gigantesques sauts, votre force surhumaine, pas de dégâts de chute, n’ayez pas peur ! La présence d’un petit système de déblocage est d’ailleurs le bienvenu, si vous vous retrouvez à la suite d’un saut piégé entre deux rochers, pas de panique, vous êtes ramené à votre point de départ. Les mécaniques sont simples, un système de crochetage, un système de dialogue bien foutu, l’option permettant la lecture des pensée est d’ailleurs excellente et est très bien utilisée. Celle-ci vous donne d’ailleurs accès à de nombreuses quêtes annexes, et qu’elles sont nombreuses ! Souvent déclenchées par une inspection un peu trop minutieuse d’une demeure d’un pnj, elles sont courtes mais bien misent en scènes et plus que satisfaisantes.  Celles-ci améliorent plus que convenablement du durée de vie du jeu.

Pour ce qui est de l’évolution du personnage c’est assez classique, plusieurs arbres de compétences dans lesquels vous pouvez dépenser vos points, quelques statistiques et des équipements en folie, d’ailleurs vous en aurez pour votre argent, malgré la présence des armes à rallonge (quelque épée lourde du chaos de l’élu divin du dieu de la magie) la diversité des équipements et des sets est véritablement une bonne surprise, on regrettera cependant le manque d’efficacité des charmes dans ce joli tableau.

L'arbre de compétence est classique

Ceci nous amène à un point majeur de Divinity 2 : les combats. Ceux-ci sont bien orchestrés, vous pourrez miser sur de nombreuses tactiques, néanmoins, oubliez le bourrinage, ça ne marche pas bien, si vous foncez dans le tas, vous serez punis, et brutalement. En effet, si certains combats se passent bien, contre un ou deux gobelins, prenez garde à ne pas passer trop vite à un groupe plus important ou ne serait-ce que d’un ou deux niveaux supérieurs. La difficulté reste néanmoins tout à fait modérée pour des rôlistes expérimentés (à moins d’oublier d’acheter des potions de soins) et le mode le plus difficile risque de vous poser quelques problèmes.  Il ne faut donc pas hésiter à engranger de l’expérience partout et en tout instant. Un point noir néanmoins, rapidement les combats deviennent un peu trop brouillons et on se perd un peu dans ce déluge de sorts, on use donc et on abuse de la pause active mise à notre service.

Toujours beaucoup d'humour et puis avouez, un personnage comme celui-ci... ça fait rêver. Remarquez que Elissa est devenu un homme.

Enfin, vous obtenez vers la moitié du jeu une superbe tour de guerre, toute brillante (après nettoyage), notez que durant cet épisode, le jeu montre toute son originalité, en effet, ici votre morale ne sera pas jugée et il vous sera même imposé des choix cornéliens, mettant en jeu la vie d’innocents que vous ne pourrez bien-souvent pas sauver. Cette absence de morale et d’importance donnée à la vie vous suivra d’ailleurs tout au long du jeu. Cette tour vous permet de faire plein de choses, comme créer un allié mort-vivant que vous pourrez invoquez dès que possible ou encore enchanter des armes, récupérer des ingrédients, concocter des potions et même débrider vos compétences ou changer de sexe et d’apparence. Mais c’est surtout à ce moment du jeu que vous obtenez votre forme de dragon. Celle-ci vole, est grande, crache du feu et… c’est tout. L’originalité se situe ensuite par le fait que vous puissiez l’utiliser partout en extérieur (ou presque), mais il manque tout de même une certaine souplesse, on aurait apprécié du corps à corps, des combats aériens…

Pour terminer cette partie je ne puis que vous assurer que le scénario, bien qu’il souffre de quelques lenteurs, est largement à la hauteur, bien que manquant de mise en scène ; cela est soutenu par une très bonne jouabilité, bien optimisée et des plus agréables. On appréciera au passage l’humour dont fait preuve le jeu et les nombreux clins d’oeil.

Dessine-moi un dragon.

Pour ce qui est du côté technique du soft je serai bref,

Lire les pensées c'est vraiment cool, mais avec des doublages différents à chaque fois ça serait mieux.

les graphismes sont inégaux, et de jolies textures en côtoient des plutôt sales et grossières ; les décors sont beaux

mais certains éléments viennent gâcher cela. Pour ce

qui est des personnages, si votre héros est bien animé et plutôt joli en armure brillante, dégageant une certaine grâce ainsi qu’une bonne dose de puissance, les autres personnages sont très rigides, les mouvements censés les rendre plus expressifs lors des dialogues sont ridiculement théâtralisés. Même chose pour le dragon qui devrait tomber comme une pierre en volant de la sorte.

Les doublages français sont quant à eux assez inégaux mais conservent l’esprit du jeu, la bande son est de bonne facture bien que souvent trop discrète.

Les bons points :

+Un scénario surprenant, la fin de la partie « Ego Draconis » est tout simplement magnifique, une scène d’anthologie.

+Un système de jeu souple et sévère, comme on les aime.

+Un univers agréable et surprenant.

+La foison de quêtes annexes et leur qualité.

+Un humour dévastateur et une ambiance originale.


Les mauvais points :

-Certaines lenteurs dans le scénario.

-On a parfois plus de chance de trouver ses objectifs de mission par hasard qu’en les cherchant.

-Des animations trop rigides.

-Background pas assez approfondi.

85/100

Pour résumer, achetez ce jeu si vous aimez les jeux de rôles, il est rare de pouvoir mettre la main sur un jeu capable de réutiliser savamment tous les classiques du jeu de rôle pour produire un pareil résultat.

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1 Réponse to " [Test] Divinity 2 : The Dragon Knight Saga "

  1. Pandiablo dit :

    On trouve ce jeu sur quel support ? PC ? Consoles ? les deux ?

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